NICO CAMBON

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Activiste de la scène française depuis plus de 20 ans, l’Albigeois Nico Cambon continue de nous étonner avec une motivation inébranlable, d’autant plus lorsqu’il est suivi par Yann Chochman, un jeune qui en veut. En attendant que la vidéo sorte, on parle de motivation, de solidarité aussi avec la naissance du E-FISE athletes fund.

Présentations

N – Nicolas Cambon, 43 ans, rider BMX depuis plus de 30 ans.

Y – Yann Chochman, 24 ans, je fais du skate à la base, mais à Albi on se mélange beaucoup alors j’ai aussi pas mal de potes dans le BMX.

Qu’est-ce qui vous a motivé à vous lancer dans cette vidéo pour l’E-FISE ?

Y – Je vais bosser dans l’audiovisuel et le but, c’est tout simplement de prendre un peu plus d’expérience. J’ai vu passer l’info, Nico était chaud, et voilà c’est parti de là. Ça me donne un prétexte à filmer, à nous bouger un peu ; c’est toujours mieux d’avoir un objectif pour filmer. N – De mon côté, ça me donne aussi un coup de motive pour aller dans la rue et faire les meilleures images possibles.

« C’est toujours mieux
d’avoir un objectif pour filmer. »

Yann

Nico, tu as réfléchi à la chose un peu en amont ?
N – Pas vraiment, on le fait léger, on improvise mais c’est vrai que je ne veux pas forcément faire ce qu’on voit partout. Du coup on essaie de chercher des spots ou des tricks qui ne sont pas courants, ou trouver des trucs nouveaux à faire sur des spots que je connais depuis 30 ans. Je ne veux pas refaire la même chose. Je ne peux pas non plus faire plus gros, mais j’aime toujours chercher des trucs originaux.

Yann, tu as déjà une idée en tête du montage ?

Y – Non, je vais m’adapter aux clips et surtout je vais essayer de trouver une musique qui me convient dans le catalogue Universal. L’idée est de faire un clip super dynamique qui enchaîne fort, alors je cherche un son qui cogne bien.

Tu me disais que tu avais prévu de filmer avec un skateur aussi ?
Y –  Oui, j’ai un pote (NDLR : Louis Bars) qui est chaud de le faire, mais il s’est récemment fait la cheville alors je verrai si ça va coller au niveau des dates.


Quelle est la principale différence entre filmer du BMX et du skate ?

Y – C’est assez similaire en soi, notamment les lignes où c’est un peu pareil. Les techniques de filming se ressemblent, mais c’est vrai qu’en BMX c’est souvent plus gros, et donc comme je ne suis pas habitué je prends soin de m’adapter.

Nico, ton fils Sasha est chaud lui aussi de filmer sa minute ?

N – C’est déjà filmé haha ! Il est du genre productif, et une minute ça va vite. Il filme tout le temps à l’Idéal (NDLR : le skatepark d’Albi) et il a des choses très très bien. Il n’y a plus qu’à monter et l’inscrire en park amateur.


Toi qui as fait des contests pendant pas mal d’années, dirais-tu que le prize money a été un bon complément de salaire à un moment donné ?
N – Les cinq premières années où j’étais pro, je dirais oui, surtout l’été où il y avait déjà des événements tous les week-ends. Après, c’est rare de rester longtemps bien payé par des sponsors. Si tu ne continues pas à travailler pour t’améliorer, les jeunes qui ont faim d’apprendre les nouveaux tricks sont prêts à prendre ta place. C’est normal après tout. À un moment, quand on était un gros groupe uni avec Twenty (NDLR : la marque française), on ne bossait plus dans les parks, on cherchait des spots en ville, à faire de la vidéo. Une fois que tu as basculé dans ce schéma-là, c’est compliqué d’être au niveau en park et en compétition.

« C’est rare de rester longtemps
bien payé par des sponsors. »

Nico


Est-ce que le E-FISE peut permettre de réunir ces deux façons de rouler ?

N – Oui, je pense qu’on va voir pas mal de gars qu’on ne voit pas d’habitude sur les événements, ça va être intéressant.

Ce qui nous manque depuis quelques mois, c’est l’ambiance des événements, tu crois que ça ressemblerait à quoi un FISE sans public ?

N – Je pense que les riders feraient quand même le job, que ça rendrait donc toujours bien à la télé, mais c’est certain qu’il manquerait quelque chose. Quand tu as une salle pleine avec des gens qui t’encouragent, ça te file une montée d’adrénaline, ça te motive à donner le meilleur.

« Quand tu as une salle pleine avec des gens qui t’encouragent, ça te file une montée d’adrénaline »

Nico


Ça te le fait toujours ?
N – Carrément, c’est toujours mieux d’être entouré, par d’autres riders ou bien le public, plutôt que d’être tous les jours tout seul dans son park.

Des sports individuels qui se pratiquent en groupe, en gros. Mais peut-on parler d’une réelle solidarité dans nos sports ?

N – Clairement. Entre les riders, ça a toujours existé, la solidarité fait partie même des racines de nos pratiques. Si le gars crève, tu ne vas pas le laisser rentrer à pied, tu lui files ta chambre à air…

Y – … Pareil en skate, s’il te manque une vis ou quoi.

« La solidarité fait partie
des racines de nos pratiques. »

Nico


Pour aller plus loin et rebondir sur la naissance de ce fond du FISE pour les athlètes, que dites-vous de cette collecte ?
Y – On voit souvent des collectes de fond pour la construction de spots D.I.Y, il y a beaucoup de riders qui participent parce que c’est concret, et local aussi. Les riders y voient leur intérêt. Après, je ne sais pas comment va réagir la scène car beaucoup de riders ont déjà du mal à financer leur pratique.

N – C’est une première, donc je ne sais pas trop comment ça va réagir, mais je trouve ça cool qu’on puisse soutenir ces sports en permettant à plus de riders d’avoir du prize money. Tant mieux si plus de riders peuvent en profiter, et c’est bien si les gens se sentent investis. Mais c’est vrai que j’ai tendance à regretter surtout que les sponsors ne soutiennent pas plus les riders qui se donnent à fond toute l’année, surtout que comme je le disais, une carrière de BMXer c’est assez court en général.

« Tant mieux si plus de riders
peuvent en profiter.
C’est bien si les gens se sentent investis. »

Nico

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CA SE PASSE ICI : https://fiseathletesfund.org/


Interview et photos NB : Ben Bello
Vidéo et photos couleur : Yann Chochman